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ommier et l'appareil sonore
Le sommier reçoit l'ensemble des tuyaux constituant les "jeux", distribue l'air venant de la "laye" dans les gravures, et il permet l'échappée de l'air au tuyau choisi par l'ouverture par glissement du registre mettant en concordance le tuyau et sa gravure, ceci à travers la table.
Le sommier est le lieu de rencontre des éléments sonores "tuyaux", des commandes des "jeux", des commandes des notes et, enfin, de la distribution de l'air nécessaire à l'émission du son et il supporte l'ensemble sonore. Des postages conduisent l'air du sommier aux tuyaux (les montres, ou les basses).
onorité
La sonorité est obtenue par l'air ou le "vent". La flûte chante par le souffle des poumons du flûtiste. A l'égal de celle-ci, l'orgue chante par l'air émis par une ou plusieurs pompes à main emplissant un réservoir lesté de fonte (pression) ou par un ventilateur actionné électriquement alimentant ce même réservoir. Le son se trouve alors émis par des tuyaux métalliques ou en bois, et l'air sous pression vient se briser sur la "lèvre" et met en vibration la colonne d'air liée à la dimension du tuyau.
Différents "plans sonores" sont à la disposition de l'organiste (Grand Orgue, Positif, Récit, Echo). L'ensemble ouvre un éventail de 10 "octaves" correspondant au spectre sonore audible. La musique est écrite en 8 pieds : un jeu de 16 pieds chante 1 octave plus bas ; un jeu de 4 pieds chante 1 octave plus haut ; et un jeu de 2 pieds chante 2 octaves plus haut.
La mise en service des plans sonores s'effectue à partir de la "console", qui est en fenêtre entre le buffet du Grand Orgue et le positif. Assis au banc d'orgue et tournant le dos au public, l'organiste a donc devant lui quatre claviers et un pédalier dit "clavier des pieds". Il s'agit d'un pédalier dit "à la Française". La littérature du XVème au XVIIIème se contentait d'une basse continue (tenues), les touches du clavier de pédale se faisant avec la pointe des pieds.
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oufflerie
Jusqu'à l'avènement de l'électricité, il n'y avait pas d'autre système que d'alimenter l'orgue au moyen de batterie de soufflets (2 à 8) actionnés par un ou plusieurs souffleurs, ces soufflets servant en même temps de réservoir et de régulateur de pression (la table supérieure des soufflets était chargée de poids à cet effet).
Au XIXème siècle se répandit l'usage de réservoirs à plis parallèles alimentés par des pompes, assurant une meilleure stabilisation du vent. L'apparition du moteur électrique permit de remplacer le souffleur par un ventilateur envoyant l'air dans un réservoir régulateur de pression.
La pression utilisée dans l'orgue est faible: 50 à 120 mm d'eau.
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écit
Plan sonore de l'orgue français classique commandé par un clavier particulier et comprenant un petit nombre de jeux solo (cornet, hautbois). A partir du XIXème siècle, ce récit possède un nombre important de jeux qui sont enfermés dans une boîte expressive.
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egistration de l'instrument (principes)
Pour la commande des plans sonores, il y a ouverture des registres (qui découle d'un choix de la part de l'organiste) de la sonorité d'un jeu (ou des jeux). L'air admis dans la laye s'engouffrera dans la "gravure" autorisée puis s'échappera par le tuyau correspondant à la note "touchée" au clavier. Et le son choisi s'épanouira le temps voulu par l'organiste (durée de la note).
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egistre (outil)
Il est commandé par un "tirant" à portée de main de l'organiste, et il chemine à travers l'instrument pour aller rejoindre la glissière du registre correspondant au jeu. Ce cheminement se fait par des éléments tirant, poussant et tournant équipés de petits leviers.
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imbre
Il résulte de la matière employée pour la confection des tuyaux. L'alliage étain-plomb s'appelle l'"étoffe". Le son résulte du dosage en fonderie de cette étoffe composé plus ou moins d'étain et de plomb (la moyenne étant de 28% d'étain).
Dans les différents plans sonores, nous allons trouver les timbres susceptibles soit de se marier, soit de se compléter, soit de dialoguer. Ces timbres seront donnés par les tuyaux métalliques ou en bois, très variables dans leur longueur, leur largeur, leur diamètre et leur forme (voir photos).
Le rapport longueur / diamètre constitue la "taille". Les gros tuyaux donnent un son plus chaud.
uyaux à anches
L'anche, comme celle de la clarinette ou du saxophone, correspond à une languette mobile dont les vibrations produisent le son. Elle entre en vibration au passage de l'air, sur les bords d'une petite gouttière en cuivre et débouchant dans le corps sonore. Le son de ces tuyaux est puissant et strident, très éclatant.
Ces tuyaux se nomment trompette 8, clairon 4, cromorne et voix humaine dans le cas de Saint-Michel (cf. nomenclature des jeux).
Les tuyaux à bouche : une lumière laisse passer l'air entre la lèvre inférieure et la lèvre supérieure judicieusement placée comme la lèvre du flûtiste et provoque l'ébranlement de la colonne d'air qui entre en vibration.
Les tuyaux bouchés en bois ou métal permettent en particulier de limiter leur longueur pour un même son, par exemple, un bourdon de 8 pieds bouché donne 16 pieds (le tampon de fermeture permettra l'accord).
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