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ACQUES D'AVESNES partit avec les Grands du monde occidental pour la 3ème croisade dont il n'est pas revenu. Il y mourut en héros en 1191. Pour le repos de son âme et la réhabilitation de sa mémoire, sa veuve, AMELINE DE GUISE, dota gracieusement l'abbaye. Ainsi démarra à la fin du XIIème siècle une grande phase de reconstruction de cette abbaye qui, vers 1172, subit son deuxième incendie dévastateur.
Reconstruite sous le règne de PHILIPPE-AUGUSTE, elle resta pratiquement intacte jusqu'à celui de FRANCOIS 1er, c'est-à-dire pendant environ trois siècles et demi.
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e XIIIème siècle fut une période faste pour les abbayes; Saint-Michel n'échappa pas à la règle en atteignant son apogée sous l' égide du 25 ème abbé régulier GUILLAUME en 1285.
Mais la tâche était tellement lourde que les moines n' y suffisaient plus. On augmenta le nombre de « convers » en recrutant ces frères barbus, paysans illettrés qui prononcèrent des voeux bien que dispensés de clôture et de chapitre. Ils n'étaient astreints qu'aux offices des dimanches et fêtes. On donna à d' autres des baux pour cultiver la terre.
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abbaye répandit ainsi ses méthodes de culture et d'exploitation, et exporta du blé, de l' huile, de la bière... Des villages finirent par se créer. L'octroi de chartes communales finit par affranchir les bourgeois de la tutelle seigneuriale ou ecclésiastique : Hirson en 1156, Saint-Michel Rochefort en 1185.
Puis le déclin s'amorça avec PHILIPPE IV « le bel », petit-fils de SAINT LOUIS. Soucieux de renforcer l'autorité royale et de trouver des finances, il frappa de rente exorbitante toute acquisition d' immeuble faite par des écclésiastiques.
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n 1297, des troubles apparurent dans les Flandres lançant des bandes armées sur la Thiérache, le Vermandois et le Laonnais.
Conséquence de tout cela ?
L'abbaye de Saint Michel assista impuissante à la destruction de ses propriétés et à l'incendie de ses fermes.
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François 1er Roi de France
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n 1337 la révolte des Flandres généra la guerre de 100 ans, cela pour de simples problèmes de succession. Cette révolte des Flandres était soutenue par le roi EDOUARD III d'Angleterre qui revendiquait le trône de France. Il avait pour alliés l'empereur LOUIS DE BAVIERE, le DUC DE BRABANT, le COMTE DE NAMUR et le comte GUILLAUME DE HAINAUT, son beau-frère.
Dès la première période, les combats, qui débouchèrent sur la défaite française, se sont portés en Thiérache qui en fut dévastée. P illages incendies et représailles se succédèrent à Guise, à Chimay, à Saint-Michel et à Aubenton, enfonçant toujours plus la région dans la misère.
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n 1471 JEAN QUARRIN, moine de Saint Denis, a été le dernier abbé « régulier » de Saint-Michel. En effet, en 1516, le concordat de Bologne priva les ecclésiastiques du droit d'élection des évêques et des abbés. Les moines se sont vus imposer par le pouvoir royal un abbé « commendataire », religieux, dignitaire du clergé séculier ou laïc qui avait jouissance du temporel. Il touchait une part des revenus du monastère, pouvant aller jusqu'aux 2/3, sans autre obligation que d'entretenir les bâtiments.
Un nouveau coup était porté sur l'abbaye de Saint Michel. A u grand dam des moines, ces grands seigneurs, fixés à la cour, étaient loin d'être de bons et loyaux gestionnaires. C'était l'appauvrissement pour les abbayes, souvent contraintes d' aliéner bon nombre de leurs biens. La situation devenant intenable, les moines décidèrent d'abandonner l' abbaye de Saint-Michel en 1536.
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n 1542, l'abbaye et le bourg de Saint-Michel se trouvèrent à nouveau pillés et brûlés par les troupes de CHARLES-QUINT en guerre contre FRANCOIS 1er : c'était le 3ème grand incendie. L'église se trouva privée de toiture, et les bâtiments désertés, menaçaient de s'écrouler.
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